Un nouveau gendarme agressé pour sa seule fonction, nos agents ont des cibles dans le dos!

Un gendarme hors service a été agressé vendredi 18 septembre sur un parking des Bougimonts, aux Mureaux, après que deux hommes auraient repéré un écusson de la Gendarmerie nationale fixé sur son sac à dos. Deux suspects, âgés de 21 et 22 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Les faits se sont produits vers 16H45, sur le parking situé derrière un garage. Selon les premiers éléments rapportés par les enquêteurs, les deux hommes auraient remarqué l’écusson porté par le militaire. Ils auraient alors donné plusieurs coups de pied dans son sac.

Le gendarme se serait retourné pour comprendre ce qui se passait. Les deux individus auraient alors tenté de l’étrangler. Le militaire, qui n’était pas en service et ne disposait donc pas de l’environnement opérationnel dont bénéficient les forces de l’ordre lors d’une intervention, est finalement parvenu à se dégager et à prendre la fuite.

Il s’est rendu au commissariat afin de déposer plainte et de signaler précisément ses agresseurs. Son témoignage et sa description des deux hommes ont permis aux policiers de les retrouver et de les interpeller.

Les suspects, âgés de 21 et 22 ans, ont été placés en garde à vue pour des faits de violences aggravées sur personne dépositaire de l’autorité publique. Ils sont déjà connus des services de police, selon les informations communiquées par les enquêteurs.

Les éléments disponibles ne précisent pas, à ce stade, la nature d’éventuelles blessures subies par le gendarme ni la durée d’une éventuelle incapacité de travail. Les suites judiciaires de la procédure n’ont pas davantage été communiquées.

L’affaire présente néanmoins une particularité : le militaire n’était pas en intervention et ne portait pas l’uniforme. Ce serait la présence de l’écusson sur son sac qui aurait permis aux deux hommes de l’identifier comme gendarme.

Cette circonstance devra être précisément établie par l’enquête. Elle pose néanmoins la question de la vulnérabilité particulière des membres des forces de l’ordre lorsqu’ils sont reconnus dans leur vie quotidienne, en dehors de leur service.

Après les violences auxquelles ils peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs fonctions, les policiers et les gendarmes doivent également composer avec le risque d’être identifiés comme tels lorsqu’ils ne sont plus en uniforme. Les forces de l’ordre sont des cibles pour l’anti-France!